Portrait du jour où j’ai travaillé dans un café de bord de mer. Un lundi de Pâques, baigné de soleil et d’une foule anonyme. Ce plaisir de commencer à écrire au rythme des joggeurs, des sulkies et des épicuriens du petit matin. Laisser le temps grignoter la matinée et voir les silhouettes se multiplier. Les enfants envahir la plage, les vigoureux sauter dans les vagues. Et mon esprit vagabonder. La concentration filée sur le sable et des embruns dans les idées. Embrasser les scènes d’un regard. Un chien en laisse. Des châteaux de sable en devenir. Un chien qui court. Des trottinettes en va-et-vient. Un chien dans l’eau. La confusion des manteaux et des maillots de bain. Après tout nous sommes en avril. J’ai envie de céder le travail, d’être toutes ces vies que je regarde, rejoindre la (s)cène. De ce joli lundi de Pâques !