JACQUES ATTALI par HUMANOSCOPE

Lorsque l’on demande à Jacques Attali qui il est, il répond : « Ce que je suis n’existe pas, c’est ce que je fais qui compte ». Serait-ce pour mieux se définir qu’il multiplie et excelle dans l’art du « faire » ? Jacques Attali écrit, parle, enseigne, agit, agite, transmet, conseille.

Polytechnicien, énarque, conseiller de nombreux acteurs influents et fondateur d’institutions renommées, il est connu et reconnu pour son parcours brillant, hors norme, à son image. Un homme à part avec un temps d’avance. Vers quinze ans, il comprend que son intellect lui réserve des capacités exceptionnelles et se donne pour mission d’utiliser le mieux possible cette intelligence au service des autres.

L’écriture – Jacques Attali pense, puis écrit. Avec frénésie. Pour éviter de faire que penser justement, il rédige : chroniques, éditoriaux, essais, biographies, romans, pièces de théâtre, nouvelles… jamais restreint dans un genre particulier. L’écriture est son prisme favori pour parler et accompagner les générations futures vers l’avenir. S’il avait un rêve, ce serait en artiste, d’écrire une œuvre d’art.

Positive Planet – Une des actions dont il se dit fier, tant elle est concrète, utile. La Fondation, présente dans quarante pays, a pour objectif d’accompagner les plus pauvres vers des vies meilleures. Si Jacques Attali avait un rêve, ce serait que Positive Planet devienne encore plus influente, encore plus active, encore plus efficace, qu’elle ne l’est aujourd’hui.

La vie devant soi – Curieux de musique, gourmand de chocolat, féru de lecture, amoureux des femmes, Jacques Attali cultive sa vie au présent. Le temps est précieux et c’est en l’occupant, en l’utilisant, que cet homme pressé, chef d’orchestre, mène avec entrain et rigueur, le tempo de sa vie. S’il avait un rêve, ce serait d’aider à révéler le talent et le génie de chacun. Une quête pour devenir soi.

Un regret ? Celui de ne pas être compris et perçu trop souvent en caricatures : un homme hautain, méprisant, distant de la réalité.

Lorsque l’on demande à Jacques Attali un souvenir marquant, il raconte la mort d’un enfant dans les rues de Téhéran. L’intolérable, inoubliable, qui lui donne l’énergie de se renouveler et de repenser le monde, chaque jour venu, en l’espérant meilleur qu’il ne l’était la veille.

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