Innover dans l'art de vous présenter

Le portrait offre un temps de réflexion sur soi.

Serait-il réservé à celles et ceux qui montent sur la scène de la presse et de la toile ?
Qui que vous soyez, nous relevons le défi de vous écrire, comme vous ne l’avez jamais été.

Une rencontre dans un lieu qui vous ressemble. Une écoute guidée par de simples questions.
Et au clair de notre plume, un portrait écrit qui vous démarque, vous raconte en cohérence.

Le portrait du mois

BROKEN BACK par HUMANOSCOPE

Il porte le nom des prémices de son histoire. La littéralité de son pseudonyme, atome de son identité, appartient désormais au temps du souvenir. Jérôme, alias Broken Back, se sent comme un phénix renaît de ses cendres. S’il a créé son premier album -disque d’or- dans le huit clos de la convalescence, ce deuxième opus a le rythme effréné d’une tournée et les sonorités d’un grand voyage. Good Days est né sur les routes, de scène en scène, inspiré par les rencontres et les musiques du monde. Un album mosaïque qui joue en paradoxe, les tons de l’ouverture et dans le creux des mots, ceux de l’intimité.

Oui car quand on commence à se livrer et que l’on rencontre un public à l’écoute, on a envie d’aller plus loin, de donner de soi, de chercher l’écho dans le murmure de la confidence. La voix de Broken Back est ainsi, douce et puissante comme un secret. Il évoque le monde intérieur des pensées. Des sujets personnels qui sont en réalité des questionnements existentiels : le rapport au temps et à la mort, l’amour et ses chagrins, le sens du bonheur, la famille en socle, les grandes émotions de la vie. Des textes profonds sous couvert d’accords folk électro.

Une succession d’harmonies de tons chauds composées au fil des escales. On entend des percussions tunisiennes, le toere tahitien ou encore le ukulélé de Polynésie. Les instruments chaloupent les mélodies et évoquent ainsi le trombinoscope d’un voyage musical. C’est souvent insulaire, toujours sensible à la terre de l’inspiration. Good days est la synthèse de ces jours heureux, la conversion d’une tournée généreuse : 300 dates ont donné naissance à une douzaine de tracks. Broken Back influe son goût du bonheur dans celui de la création.

Alors, on danse, comme le chante Stromae qu’il admire pour la polyphonie de ses talents. Il faut dire que Broken Back a collaboré avec des artistes qui ont le sens du rythme. Klingande, Henri pfr, Alle Farben, dj et co-producteurs de son album, l’ont rejoint dans son aventure. Ensemble, ils ont transformé quelques pianos voix en titres dance floor. Ainsi, une fois de plus, Broken Back réussit à lier ombre et lumière dans le jeu de la langue et de la mélodie joyeuse. Le jeune homme de 29 ans ne s’en cache pas, il s’éclate ! Nourri de cette vie créative, fidèle à lui-même et conscient de vibrer de sa passion.

La scène est son dada, il a déjà hâte, accompagné de ses deux musiciens et amis, de revenir jouer pour rencontrer les publics du monde entier. Son rêve : l’osmose des salles surchauffées, plutôt intimes, celles où dans l’instant, sans se connaître, on appartient à une seule grande famille, celles où on est libres d’improviser. Elle est belle l’énergie de Good Days ! Aucun doute, le nouvel album mosaïque de Broken Back sorti en filigrane, court déjà des jours heureux.